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Avec « Le Pays d'en haut », préfacé par Lucien Clergue, les récentes photographies de Jean-Luc Meyssonnier émergent de l'Ardèche dont les richesses inépuisables n'ont jamais cessé d'irriguer sa sensibilité et son travail. Le chant singulier du noir et blanc capte le langage de sa terre natale. Les empreintes imaginaires se mêlent à la présence des éléments : rais de lumière sur plateaux obscurs, étendues de neige métamorphosées en reines, champs ébouriffés par le râle du vent... De silence et de poésie, ses photographies nous parlent de cette terre fascinante, indocile et vertigineuse, bouleversante aussi. Meyssonnier nous livre ses propres obsessions, l'omniprésence de l'absence, le royaume du silence - nichées au creux du paysage. Avec son regard, le visible et l'invisible s'épousent. Traversé de lueurs, le haut pays palpite et vibre. Le photographe nous transmet la force de sa beauté intemporelle.
Pour accompagner dans sa quête, Jean-Luc Meyssonnier s'est entouré de plusieurs auteurs : Hélène ribot, Jean-Gabriel Cosculluela, Jacques Estager, Gil Jouanard, Hervé Ozil, Pierre Rabhi, Jacques Roux, Jean-Jacques Salgon, martin de la Soudière, Joël Vernet, avec lesquels il se sent en parenté. Chaque texte ouvre un nouvel horizon avec son propre battement de cœur. Chaque semeur de mots révèle ses emblèmes personnels, des sentiments aigus, des traces de vie cernés d'éclats et de signaux salvateurs. C’est donc entre images et mots que Le Pays d'en haut s'incarne, qu’il livre sa substance, nous arrache à l'ordinaire et nous offre une autre lumière du monde. On y rêve, on y aime et on y meurt; on y renaît aussi. Le Pays d'en haut donne à chacun l'envie d'être libre.


Hélène Ribot